Artiste franco-grecque résidant à Paris, Myriam Stamoulis est d’abord chanteuse et multi-instrumentiste. Elle acquiert une formation de chant lyrique et piano classique au conservatoire Gabriel Fauré (Paris 5ème) et tourne en tant que soliste au sein d’une chorale d’enfants accompagnant Jacques Higelin. Fin 2006, elle fait connaissance, avant leurs succès respectifs, d’Amy Winehouse et Alex Claire au Good Mixer, un pub de Londres où se serait formés les groupes Blur et Suede. Cette rencontre décisive la poussera à rejoindre le groupe soul rock parisien The Cognacq Jays l’année suivante. Le projet est vite remarqué par Rock’n’Folk et les Inrockuptibles. Désormais bassiste, elle enchaîne les concerts dès l’âge de 16 ans avec l’indéfectible soutien de Philippe Manoeuvre. En quête d’un son plus brut, le groupe se sépare et c’est en 2009 qu’elle se noue à la scène garage punk française aux côtés des riot girls Fury Furyzz (Born Bad Records). Multipliant les petits boulots dans le cinéma, la mode ou comme pigiste, elle rejoint aussi la troupe de théâtre expérimental Le Ricochet Solaire en tant que comédienne. Elle participe notamment à la création musicale de l’adaptation d’une oeuvre écrite par le Comte de Lautréamont « Les Chants de Maldoror » avec Aurore Prieto (CNSAD) comme metteur en scène. Une unique représentation aux allures de performance artistique sera donnée au Furia Sound Festival (Cergy-Pontoise). Elle gagne parallèlement en notoriété dans le milieu alternatif français en tant que musicienne et DJ selector passant principalement de la musique rare soul, freakbeat, surf, psyché pop, kraut rock et new wave.

Myriam Stamoulis tourne ensuite dans divers projets aux directions space rock, heavy et lo-fi mais finit par se re-connecter musicalement avec la soul ayant provoqué ses premiers émois musicaux via les légendaires artistes des labels Motown et Stax. Elle se concentre à nouveau sur le chant et sera embauchée le temps d’une émission réalisée pour France TV comme choriste d’Aloe Blacc interprète du tube « I Need a Dollar » alors produit par Pharell Williams. Vint aussi l’appel de la scène pop française en chantant aux côtés de Matthieu Chedid, Adrienne Pauly, Izia, Gush, Yarol Poupaud (FFF) et Raoul Chichin (Les Rita Mitsouko, Minuit). Par ailleurs, elle devient productrice et attachée de presse au sein du label indé montant Midnight Special Records (Cléa Vincent, Michelle Blades) avec lequel elle collabore toujours ponctuellement.

Forte de ces expériences musicales, elle décide de monter en 2014 le projet disco psyché world Calypsodelia dont le nom est un clin d’oeil à la compositrice de musique concrète et électronique Delia Derbyshire. Elle assure alors l’écriture, la composition et les arrangements au chant, basse et synthétiseurs ainsi que la direction artistique du groupe. Celui-ci fera une prestation remarquée en première partie de Boney M au sein du somptueux château d’Ilbarritz (Pyrénées-Atlantiques). S’en suit alors un ultime album éponyme sorti en 2016 (Pan European Recording) et enregistré au sein de Midilive, les anciens studios inchangés du label culte Vogue, sous la houlette de Stéphane « Alf » Briat, producteur de Phoenix et ingénieur du son de Air.Son spectre d’action est large, fascinée par les mouvements artistiques d’expression avant-gardiste tel le surréalisme ou le Bauhaus, elle entre dans le monde de l’art contemporain suite à une invitation en résidence par l’artiste Arthur Fouray à Silicon Malley (Lausanne, Suisse). Elle y créera une oeuvre originale avec chant, guitare électrique, tanpura et tabla électroniques accompagnant des extraits du recueil de poésie « Des Mots de la Vie » de Hakima Tamani, la pièce sera présentée au cours d’une performance filmée. Invitée ensuite par Patrick Vidal, DJ et fondateur du groupe mythique Marie & les Garçons, elle participe à l’événement « Shadows Factory » en incarnant au cours d’une lecture performée et accompagnée des musiciens de A Boy Called Vidal, l’artiste Ultra Violet, une superstar Warholienne également muse de Salvador Dali qu’elle a rencontré alors encore enfant. La performance fut présentée au Mona Bismarck American Center dans le cadre de la retrospective de l’oeuvre d’Andy Warhol au Musée d’Art Moderne de Paris.

Imprégnée de culture skate et surf depuis l’adolescence, elle réalise l’habillage sonore pour la présentation de la collection capsule entre la marque californienne Vans et l’influent artiste japonais Takashi Murakami. Elle représente depuis en tant qu’ambassadrice française la marque Obey Clothing fondée par le street artist et illustrateur américain Shepard Fairey. Et, à nouveau, réalise l’habillage sonore de leurs présentations de collaborations avec Debbie Harry (Blondie) ou encore The Misfits. Elle s’envolera pour l’Australie afin d’enregistrer à Byron Bay le premier album éponyme du groupe soul psyché The Babe Rainbow (Flightless Records/Columbia) mixé par Stu Mckenzie, leader du groupe King Gizzard & The Lizard Wizard. S’en suivra une tournée en Chine au sein du projet pop new wave Marie Madeleine (Ekleroshock) dont un des concerts sera retransmis sur CCTV 3. En 2017, elle part pour Berlin et joue notamment pour la BBC World Service avec Laisse-Moi, groupe de dark wave synthpop franco-allemand.


Pionnière dans l’âme, c’est au cours de ses voyages qu’elle développe une passion inébranlable pour la recherche de pépites en vinyles. Un univers fait de papier peint à grosses fleurs et paillettes réfléchissant les lasers l’ont conduit à explorer des genres toujours plus dansants. Ses mix oscillent désormais entre groove soul afro-caribéens, space funk incandescents, rythmes orientaux et latins, perles synthpop, raretés world et disco en passant par des genres plus acid voir new beat. Un audacieux mélange incitant à un voyage fédérateur et cosmique jusqu’aux confins de la nuit. Elle rejoint Deviant Disco en 2017 donnant une 2ème présence féminine au collectif initié par Eva Peel. Suite à ses autres collaborations artistiques avec Patrick Vidal, elle intègre son groupe A Boy Called Vidal à la basse en 2018. Elle joue récemment avec les garçons déjantés de Faire (Microqlima) et Braque de Weimar (Cracki Records) tout en sillonnant les routes avec l’artiste US Kim Logan sous la houlette des producteurs Brett Orrison et Vance Powell (Jack White).

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