Né en 1981 à Paris, Frédéric suivit des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre, il anima de 2001 à 2011 l’émission l’Art ou la Vie sur Aligre FM, où il tissa des liens entre arts plastiques et musique, entre les différentes générations, et développant l’idée que l’art s’envisage plus en terme d’éthique que d’esthétique (entretiens avec Georges Aperghis, Fred Frith, Sebastien Roux, Joelle Léandre, Henri Chopin, Bernard Heidsieck, Maurice Lemaitre, Jean Yves Bosseur, Bernard Parmeggiani, Michel Chion, François Bayle…). Suite à ses études et sa passion de l’histoire de l’art contemporain, il assista même Bernard Blistène à feu la Délégation des Arts Plastiques du Ministère de la Culture & de la Communication sur plusieurs expositions et projets, mais Frédéric préféra aller guincher dans les raves parties en Belgique, Hollande et nos vertes campagnes plutôt que de démarrer une carrière dans l’art contemporain. Il développa des liens entre histoire des avant-gardes, création contemporaine, technologie, media et musique. Il réalisa notamment une conférence-performance sur la musique électronique oubliée de 1945 à nos jours, créant un programme sur-mesure avec le logiciel de l’IRCAM Max MSP, pour lier création et pédagogie. Il collabora avec divers musiciens, poètes sonores, chorégraphes, et réalisa créations radiophoniques, et également des ateliers originaux mêlants différentes formes de détournements sonores, lutherie électronique DIY, et notation graphique pour les enfants et adolescents de quartiers défavorisés. Il était alors en pleine période breakcore, collage et mashup. Ce  fut le déclenchement de sa quête perpétuelle du graal sonore, le « digging ». Passée la période « free », Frédéric se spécialise dans la recherche de disques, cassettes audio et autres perles oubliées dans diverses esthétiques. Archéologue sonore moderne, il ‘intéresse particulièrement aux subcultures modernes, à la micro-histoire de l’art. Les pionniers sont souvent oubliés, et comme nul n’est prophète en son pays, Frédéric défend un patrimoine artistique malheureusement bien plus reconnu à l’international qu’en France, et le fait partager dans ses conférences, mixes, émissions de radio et le festival Serendip Lab.

Sous le nom d’artiste de Sinéad O’Connick Jr., il officie en tant que DJ et il s’est également occupé de la composition de la première sortie du label Deviant Disco : une compilation d’édits introuvables et envoûtants, prévue pour la rentrée 2015.

Discographie non exhaustive :

  • 2012 compilation French Synth Lover (synthwave underground française d’hier et aujourd’hui)
  • 2013 réédition de l’album du groupe stéphanois Cha Cha Guitry
  • 2014 réédition de l’album Atom Cristal
  • 2015 réédition de Philippe Laurent (le « kraftwerk de l’ombre »)
  • Compilation Chébran funk & rap français des années 80 en coproduction avec Born Bad Records
  • 2016 édition de Deviant Disco Record 001
  • 2017 sortie de « Chébran 2 » / Born Bad, une compilation de tubes (ou pas) de french boogie.

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